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Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: Histoire. Dim 30 Sep - 16:25 | |
| J'aime l'Histoire et la Géographie. C'est mon truc. A chacun ses Passions. Je vous fais donc part de plusieurs de mes écrits, juste pour le fun, qu'il m'amuse de rédiger.
L’Europe face aux Huns.
C’est en 374 qu’une partie du peuple des Huns quitte les hautes steppes de la Mongolie et de l’Aral pour trouver de nouvelles terres à exploiter ou piller. Les Huns sont un peuple nomade qui voyage et combat à cheval. Depuis des siècles les Huns saccageaient la Chine, mais leurs dernières attaques s’étaient soldées par des échecs face à des Chinois plus que motivés d’en finir avec ces « barbares » destructeurs. (Voir Mulan).
Les nouvelles visées des Huns sont l’Europe et les richesses de l’empire romain. Après avoir passé le Don, les asiatiques se répandent par vagues et hordes successives de l’Oural aux Carpates jusqu’aux plaines de Russie. Les peuples en place : Alains, et Goths sont attaqués sans relâche, submergés, vaincus et soumis à la domination des maîtres de la steppe.
Devant l’avance des Huns, des peuples germaniques vaincus commencent à migrer et passent en Gaule. Certaines tribus se soumettent à Rome et s’installent dans L’Orléanais et la Belgique. Les guerriers de celles-ci deviennent des auxiliaires de l’empire. D’autres tribus, comme celle des Wisigoths, migrent plus au sud où les terres d’Espagne leurs sont cédées (faute de pouvoir les conserver), ou passent au Maghreb tels les Vandales (sur la demande d’un général/empereur romain rebelle).
En 376, les Huns occupent la Plaine du Danube (Hongrie) où ils combattent les Gépides. A partir de 441, menés par Attila, ils pénètre et pillent les terres de l’empire de Constantinople. C’est en 451 qu’Attila s’est surnommé le « fléau de dieu » (dieu des chrétien) et décide d’envahir avec son armée de Huns et D’Ostrogoths les terres de l’empire romain d’occident. Attila a dans sa jeunesse, comme « otage » chez les romains d’un peuple associé, étudié le latin et appris les protocoles de la cour de Rome. On lui connaît une liaison avec une princesse de l’empire romain d’orient en visite, ce qui ne l’empêche pas d’attaquer la Grèce, sur ordre de Rome qui tire les ficelles en sous-main pour affaiblir son voisin et reformer un empire unifié. Les Huns échouent devant la résistance des Grecs qui finissent par négocier le retrait des asiatiques, et les encouragent à attaquer les plaines de l’occident moins bien défendues. Le 7 avril 451 les Huns pillent et saccagent la ville de Metz qui est brûlée. Les barbares et leurs alliers s’enfoncent alors dans le centre de la Gaule. Paris, trop bien défendue par ses remparts de 7 mètres de haut, est judicieusement évitée. Les prières de Sainte Geneviève y sont peut-être pour quelque chose….
Les Huns finissent par mettre le siège d’Orléans. Une armée de secours conduite par le général romain, et patrice, Aetius sauve la ville, et met les « barbares » en déroute. Cet homme gouverne la Gaule pour le nom de Rome. Avec sagesse il entretient de bons rapports avec tous les peuples germaniques soumis à l’empire, dont les remuant Wisigoths en Espagne. Il a eu des rapports avec une princesse Wisigothe enceinte du roi de ce peuple, qui la suivit jusqu’à Rome. Pour s’assurer de l’alliance de ces germains Aetius a rendu l’enfant, une fille élevée à la cour, à son père. Intriguant pour prendre le pouvoir impérial, Aetius avait été jeté en prison sur ordre de l’empereur Valentinius III. Il avait bien vite été tiré de sa cellule, étant le seul général disponible encore capable d’arrêter l’invasion des Huns, les autres généraux étant tous vaincus. Dans sa jeunesse Aetius avait été « otage » chez les Huns. Là, il avait connu Attila prince barbare et son frère Bléda (tué par le premier au cour d’un duel pour savoir qui serait le roi des steppes). Attila avait dit à Aetius : « un jour je ferai trembler le monde ! » et Aetius lui avait répondu : « ce jour là tu me trouveras devant toi ».
Ainsi, l'armée gallo-romaine composée de Wisigoths, de Francs et de Alains, arrivée le 14 juin 451 par le sud de la Gaule pour secourir les assiégés d'Orléans poursuit elle les « barbares ». Toutes les batailles tournent court : devant la puissance de leur adversaire les Huns se replient dans les plaines à l'ouest de la ville de Troyes, les Champs Catalauniques, au camp Mauricus. Aetius a reçu en renfort 10 000 cavaliers Amoricains (Bretons) venus se mettre sous ses ordres.
Fin juin, les Romains attaquent le camp asiatique. Ils forment un front continu face aux troupes d'Attila qui contre-attaquent très vite. Les Huns, et leurs alliers Burgondes et Ostrogoths, se jettent sur leurs ennemis. Les combats sont acharnés, mais ne mènent à rien. Les Romains ont pris position sur des collines douces et repoussent les « barbares ». Le soir venu les deux armées rompent la bataille. Les jours suivants, Attila replie son armée affaiblie, et quitte la Gaule pour les bords du Danube où elle hiverne. Suite à la mort de leur chef Théodoric, les Wisigoths, sous la conduite de son fils aîné, retournent en Espagne (les prétendants au trône sont nombreux) et privent l'armée romaine d'1/3 de ses effectifs qui lui aurait permis de poursuivre les Huns.
Au printemps 452, les frontières de la Gaule sont fermées par une armée gallo-romaine toujours sur le pied de guerre. Les Huns se retournent donc sur l'Italie du nord. Mais les Italiques défendent chèrement leur pays et une nouvelle fois les « barbares » doivent se replier vaincus. Leur retraite prend fin en Pannonie où au cour d'un repas (d'une orgie? ) Attila meure. A t il été empoissonné ou, étant assez fort, est il mort d'un arrêt cardiaque ? Nul ne le sait. A sa mort les Ostrogoths se révoltent contre l'autorité des Huns et les écrasent lors d'une bataille en 454. Les survivants asiatiques refluent alors vers les plaines slaves (Russie) où ils s'établissent et forment un khana.
Ainsi prend fin la grande invasion de l'Europe par les Huns, mais les Francs, les Ostrogoths et les Burgondes attendent leur heure. De retour à Rome Aetius va se remettre à intriguer pour prendre le pouvoir. C'est l'empereur Valentinius III qui le tuera de sa main afin de garder son trône. Lui même sera assassiné par des officiers d'Aetius en 456 (pour le venger) qui avec le fils de leur général iront former un royaume gallo-romain compris entre la Seine et la Loire. Le petit-fils d'Aetius, Syagrius, reconnu comme roi des romains par les barbares fédérés établis en Gaule du nord sera vaincu par Clovis en 486 (Soissons). Il semblerait que grâce à un accord avec les Bretons qui auraient fait défection aux « armées romaines » (pour être indépendants), Clovis ait pu élargir son royaume jusqu'à la Loire. En 504, les Bretons attaqueront les Francs dans la vallée de la Loire, mais seront vaincus à leur tour (sans être envahis), et Clovis poursuivant ses conquêtes repoussera les Wisigoths (victoire de Vouillé, Poitiers) en Ibérie lors de la campagne de 507-509 en Aquitaine. A Rome le dernier empereur, un adolescent du nom de Romulus Augustulus, sera déposé en 476 par le chef Ostrogoth Odoacre.
X-PH. |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: Histoire II. Dim 30 Sep - 16:29 | |
| Histoire Antique et Médiévale de la Bourgogne :
Il est des régions de France qui font peu parler d’elles mais qui ont une Histoire et une Culture qui les distinguent des autres : la Bourgogne est de celles-ci.
Tout commence autour de 443 avec l’arrivée sur les terres de l’Empire Romain d’Occident d’un peuple de Germains de l’Est : les Burgondes. On peut estimer leur nombre entre 100000 et 150000 personnes. Conduits par des guerriers ceux –ci s’installent dans un périmètre qui va de Joigny à Aix en Provence, et du Lac Léman à Joigny. Plusieurs villes forment leurs capitales en fonctions des « familles régnantes ».
Comme les Celtes se sont imposés aux Ibères, comme les Italiques se sont imposés aux Gaulois, les Burgondes deviennent les nouveaux maîtres d’un territoire fertile où la donne reste immuable pour le petit peuple. Après avoir tenté de les repousser, les Romains feront des Burgondes leurs alliers et une partie d’entre eux aidera le Général Aetius dans ses batailles contre les Huns. Mais les alliances varieront en fonction du moment....
Après l’effondrement de l’Empire Romain d’Occident (476), les différents peuples germaniques sur le sol de Gaule s’affrontent pour conquérir de nouvelles terres et étendre leur influence. Ainsi, vers 500, les Francs écrasent les Burgondes à la bataille de Dijon, mais ces derniers aidés par les Wisigoths gagnent d’autres petites batailles, et le Roi Gondegaud garde son trône et préserve son royaume. Pour la petite histoire il faut savoir que Clovis, roi des Francs, s’était associé avec Sigidisile le frère de Gondegaud. Sigidisile voulait en étant aidé par les Francs prendre la place de son frère. Après la défaite de Dijon Gaudegaud recruta des mercenaires et entrepris de reconquérir son royaume et tua Sigidisile à la bataille de Vienne sur Rhône. Gondegaud resta seul maître de la Burgondie. En 507 il y eut un retournement de situation : les Francs aidés par les Burgondes, Clovis ayant épousé Clotilde la fille ou la nièce de Gondegaud, conquièrent le royaume des Wisigoths et s’emparent des terres comprises depuis l’Aquitaine jusqu’aux Pyrénées. Les Francs conquièrent l’Ouest de la Gaule à la bataille de Vouillé dans le Poitou, soutenus dans leur lutte par la population gallo-romaine Chrétienne face aux Germains païens. Clovis et Gondegaud étant tous deux baptisés.
Entre 532 et 534 une nouvelle guerre déchira la Gaule entre Francs et Burgondes. En 534 Clotaire conquit le royaume des Burgondes en battant à plusieurs reprise ses adversaires. Poussant plus loinleur avance les Francs s'emparèrent de la Provence en 536.
L'année 561 marque le partage de « l'Empire des Francs » en trois territoires et royaumes : l'Austrasie, la Neustrie et la Bourgogne.Cette dernière englobe les villes d'Orléans, de Dijon, d'Avignon, d'Arles , de Sens et la région de la Suisse Occidentale avec Bâle. Tout au long de la domination Franque sur la Gaule la Bourgogne aura pour rois : Clotaire I (534-561), Gontrand (561-592), Childebert II (592-595), Thierry II (595-613), Dagobert I (629-639), Clovis II(639-657), Clotaire III (657-673), Thierry III (673-675), Clovis IV ( 691-695), Childebert III (695-711), Dagobert III (711-715), Chilpéric II (715-721), Thierry IV (721-737), Childéric III (737-751). Ensuite viennent les Pépinides avec Pépin le Bref, roi des Francs ( 751-768), qui se commuent en Empereurs d'Occident avec Charles I le Grand (Charlemagne, 768-814), Louis I le Pieux (814-840) et Lothaire I (840-855).
Lors du « Partage de Verdun » (843) la Bourgogne échoue à Lothaire I. Un nouveau partage de territoires à lieu à Mersen en 851 suite à une longue période de guerre entre Francs. Louis le Pieux a plusieurs fois maille à partir avec ses fils qui désirent l'évincer du trône. La Bourgogne est alors divisée en trois territoires : la Bourgogne Occidentale avec Dijon comme capitale est dévolue à Charles le Chauve, la Basse Bourgogne avec Arles revient à Louis II, fils de Lothaire I, et la Bourgogne Orientale devient fief de Louis le Germanique qui en fait un comté. En 855, la « Provence Bourguignonne » est érigée en royaume au sein de l'Empire Franc avec comme roi Charles I. A sa mort en 863 ses frères prendront sa succession, puis leurs fils. Charles I était le fils benjamin de Lothaire I.
Le royaume de Basse Bourgogne aussi appelé royaume d'Arles a pour capitales Arles et Lyon. Entre 830 et 840 la Provence subit de nombreux raids Sarrasins. En 838, Arles est pillée après avoir soutenu un long siège.En 880 a lieu, après de nouvelles batailles entre Francs, le « Partage de Ribemont » : la Basse Bourgogne devient indépendante de l'Empire Romain Germanique. Jusqu'en 890 elle subira les raids des Vikings et des Sarrasins venus depuis la Corse.
En Haute Borgognonne, en 909, Guillaume le Pieux fonde l'Ordre de Cluny où l'Abbé Odon y restaure la rêgle se Saint Benoit de Nursie. 106 sites sont fondés entre le 10° et le 12 ° siècle. Cluny marque un renouveau pour la Chrétienté.
Entre 924 et 951 les Hongrois venant des steppes de l'Asie déferlent sur l'Europe. La Bourgogne subit leurs razzias et les campagne sont ravagées. En l'an Mille, la Basse Bourgogne attaque l'Empire Germanique en proie à des guerres internes et conquiert le Comté de Bourgogne et les les Alpes Helvètes (la Suisse). Fort de sa réussite contre l'Empire le Royaume de Provence attaque la « France » pour s'emparer de la Haute Bourgogne. La guerre va durer de 1003 à 1016. Lors du conflit la Bourgogne Occidentale sera érigée en Duché et dévolue au fils benjamin du roi de Francie. En 1032, la Provence affaiblie par les nombreuses guerres qu'elle mène contre les Sarrasins, les Normands et les Francs Occidentaux, revient dans le girond de l'Empire Romain Germanique. Le Royaume Bourguignon comprend alors le Jura, la Suisse, la Savoie, le lyonnais, le Comté de Bourgogne, la Vallée du Rhône et la Provence : à quelques terres près l'ancienne Lotharingie. Au sein de l'Empire la Bourgogne lutte éfficacement contre les raids Arabes, et les Maures finissent par perdre la Corse et la Sardaigne. Dans le Duché est fondé l'Ordre de Cîteau par Robert de Molesmes (1098). L'ordre se développe avec l'arrivée de Bernard (1115) qui en devient Abbé de Clairvaux. 151 sites seront érigés dans l'Europe du 12° siècle avec comme « filles de Cîteau » : Morimond et la Ferté Pontigny.
La lutte pour le contrôle de la Méditerranée ne date pas d'hier : Guerres Puniques, Invasions Vandales et Arabes, Reconquêtes Byzantines sont là pour en témoigner. Dans le même ordre des choses, Aragonais et Bourguignons se disputent le littoral Méditerranéen entre le 12° et le 13° siècles. La lutte entre les deux factions ( Bourguignons pour l'Empire et Aragonais pour les Italiques) se propage en Provence de 1112 à 1146. En 1174, des chevaliers bourguignons au service de l'empereur Frédérick Barberousse attaquent le Royaume d'Italie, dans la guerre qui oppose l'Empire aux Italiques et Lombards. Ils s'emparent de la ville d'Alexandrie au nord de Gênes. Les Français se mettent aussi de la partie et Charles d'Anjou, frère de Louis IX (Saint Louis), chasse les Espagnols du Comté de Provence, qui devient son domaine. De là les Français se lanceront à la conquête de l'Italie et du Royaume de Naples. Pierre III d'Aragon répondant à l'appel des Italiens qui patissent de la domination des Français conquérera la Sicile en 1282 (les Vêpres Siciliennes) en chassant les Francs du sud de l'Italie. Aux Italiens qui meurent de faim suite aux ravages de la guerre les Espagnols proposeront du pain plat avec de la tomate, des olives, du poisson et des herbes aromatiques : la Pizza de Naples ou Napolitaine. Toujours est il que depuis 1246 la provence ne fait plus partie de la Bourgogne. . |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: HIstoire III. Dim 30 Sep - 16:31 | |
| La Bourgogne suite :
Aventures lointaines :
Les croisades sont la réaction chrétienne à 9 siècles d'expension musulmane. Prêchée en 1204 la quatième croisade détournée par les Vénitiens aboutit à la prise de Constantinople. Les croisés viennent d'Ile de France, de Picardie, de Champagne et surtout de Flandres et de Bourgogne. A eux se joignent des marchands Lombards. Ensembles tous ces Européens crèent l'Empire Latin d'Orient, alors que les chevaliers Grecs instaurent le Royaume de Trébizonne et l'Empire de Nicée en Anatolie.Baudoin des Flandres devient le premier Empereur de l'état latin auquel succédent ses frères, dont la famille de Courtenay.
Différent domaines sont érigés par les Francs comme : la Principauté de Morée avec les chevaliers de Champlitte, puis les Villehardoins et enfin les d'Anjou. Le Despotat d'Epires à l'Ouest reste aux mains des Grêcs.
Les Bourguignons se crèent deux Duchés dans le centre et le sud de la Grêce : celui de Thèbes et celui d'Athènes dont dépendent l'Achaie, l'Arcodie et la Laconie avec Spartes. Les Bourguignons édifient des châteaux depuis lesquels les chevaliers Laroche puis les De Brienne font prospèrer le pays.
En 1248, 400 chevaliers Francs de Grêce participent à la septième croisade de Saint Louis.
En 1311, à leur tour les Catalans débarquent en Grêce. Ils ont passé des accords avec les Grècs et infligent une lourde défaite aux « Français » à la bataille de Céphyse près du Lac Copais en Béotie. Les Francs, fougueux comme à leur habitude, chargent leurs adversaires qui se sont retrenchés derrière un maraicage. Ils s'y enlisent et se font étriper par la piétaille ennemie. Après cette bataille un sursaut patriotique ce fit jour chez les gens du peuple qui se joignirent aux Espagnols et à leurs alliers Florentins pour reconquérir leur liberté et chasser les « Rois Français » (1428).
Les derniers domaines Francs dans la péninsule furent le Comté de Sole, le Marquisat de la Bondonice et le Duché de Naxos comprenant les Cyclades et le Comté de Céphalonie. L'arrivée des Turcs en 1456 mit fin à ces fiefs.
Les chevaliers Bourguignons s'illustrèrent en sauveurs de la Chrétienté lors de la reconquête Espagnole. Dès le départ des chevaliers Bourguignons participèrent à la lutte contre les Musulmans. Ils fondèrent le Comté de Porto qui devient indépendant en 1094 et fut formé en Royaume en 1139, après la Victoire d'Ourique, avec à sa tête Alphonse I.
Forts de leurs victoire les chevaliers de Bourgogne restèrent sur place et prenant femmes fondèrent le Portugal. Ils conquièrent la région de l'Algarve en 1250 et leurs descendants travèresant le détroit de Gibraltar (1415) s'emparèrent des villes de Ceuta et de Tanger (1471).
La France en conflit avec l'Empire Germanique conquière et s'empare du Lyonnais en 1237, du Valentinois en 1337 et du Dauphiné en 1349. L'indépendance du Comté de Provence (1246) et son rattachement au domaine royal de France entraine des pertes de territoires concidérable pour la Basse Bourgogne qui cesse d'exister, ainsi que le Royaume d'Arles.
A partir de 1291, les Helvètes sortent de la tutelle des Hasbourgs et se révoltent contre l'Empire. Ils se forment en « Ligue des Cantons Suisse « . Avec l'entrée de la ville de Berne dans la Confédération Helvétique en 1353 c'est toute la Haute Bourgogne qui explose dans son unité. Les Duchés et Comté de Savoie sont rattachés au Royaume d'Italie et le Comté Franc de Bourgogne, ou Franche Comté, bien que restant dans l'Empire est rattaché par mariage au Duché de Bourgogne, qui lui appartient au Royaume de France, mais non au domaine royal, tout comme la Bretagne. Cette réunion du Duché et du Comté bourguignons est l'oeuvre de Philippe le Hardi, fondateur de la « Maison de Bourgogne ». Il est le fils benjamin de Jean II le Bon qu'il seconda à la Bataille de Poitier (1356) contre les Anglais et resta célèbre dans l'histoire car il prononça ces mots : « Père gardez vous à droite! Père gardez vous à gauche! ».
Après la défaite, Philippe partit en cativité avec son père et lui fut d'une fidélité entière, comme sur le champ de bataille où au contraire de ses autres frères il resta aux côtés du roi. Revenu en France Jean II institua les Apanages. C'est à dire que des portions du Royaume furent administrées finiancièrement et militairement séparément et indépendamment du domaine royal. Ainsi l'année 1364 marque le début de la politique indépendante de la Bourgogne vis à vis de la France, car loin d'être un apanage comme pour ses autres fils la Bourgogne a été voulue par Jean II comme un fief réellement autonome avec sa culture particulière et ses coutumes. La Bourgogne a toujours été un fief à part dans le Royaume, bien plus que la Bretagne en comparaison car c'est le dernier grand domaine régit par un Capétien direct. Ce n'est pas un Hasard si il donne ce domaine à son dernier fils comme le veut la coutume Franque : le Roi veut, pour le récompenser de sa fidélité, que Philippe crèe une nouvelle dynastie. Une dynastie cousine sur laquelle la couronne pourra compter en cas de coup dure. Jean II, un Valois, pour bien montrer son attachement à la culture Bouguignonne et favoriser ainsi l'accetion de son fils à sa tête, épouse la mère du dernier Capétien qui gouvernait le Duché et qui meure sans descendance.
En 1356, les Grands Féodaux de l'Empire dont font partie les Ducs de Bourgogne ont obtenu le droit de « Majesté » et de souveraineté territoriale et juridique sur leurs domaines. De fait, bien que vassale de la France et de l'Empire, la « Maison de Bourgogne » est de droits indépendante et Philippe se retrouve à la tête d'un état puissant militairement et financièrement.
Par une serie de mariages et d'héritages, par des guerres victorieuses et une politique compliquée l'Etat Bourguignon ne va cesser de s'agrandir jusqu'en 1477. Il comprendra : les Comtés de Hollande, de Flandres, de Nevers, de Hainaut, de Rethel, d'Artois, de Bourgogne, de Ponthieu, de Laon, de Bar, de Zélande, ainsi que les Duchés de Bourgogne, de Luxembourg, Gueldre, Brabant, Lorraine, Alsace et des fiefs dans le Limousin ( Comté de la Marche). Pour tout dire l'Etat Bourguignon s'étendra du nord de la Hollande à la Suisse, tout comme l'ancienne Lotharingie Impériale.
En 1404, Jean sans Peur devient le nouveau Duc. Il a passé toute sa jeunesse à guerroyer d'où son surnom qu'il acquière en 1396 à la bataille de Nicopolis lors de combats contre les Turcs. |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: Histoire IV. Dim 30 Sep - 16:34 | |
| La Bourgogne suite :
En succédant à son père Jean obtient de la Reine Isabeau de Bavière, dont il est l'amant, de régenter le Royaume de France du fait de la folie du Roi Charles VI. Politiquement il s'oppose à Louis d'Orléans, frère du Roi. Celui-ci est lié aux Armagnacs. Louis a épousé la fille de Bertrand VII d'Armagnac, et il veut que les « affaires » françaises soient profitables aux gens de sa cause. Il part du principe que si les Bourguignons veulent être réellement indépendants du Royaume ils n'ont pas à s'occuper de sa gestion. Il est à noter que Louis est aussi l'amant de la Reine, qui soit dit en passant couchait avec beaucoup de monde, d'où le doute persistant sur la légitimité du Dauphin Charles, futur Charles VII.
En 1407, la tension monte entre Borguignons et Armagnacs et cela dégénère en guerre civile. Louis est assassiné sur ordre de Jean et de la Reine. Des troupes civiles au sevice du Duc purgent la ville de Paris, en 1413, des partisants de Bertrand VII. Avec tout ce chaos Henry V d'Angleterre en profite pour débarquer ses troupes en France (1415) et revendiquer ses fiefs que la Couronne Française lui a confiqué. Ce qui au départ n'est qu'une opération de pillage devient avec le concours des Bourguignons une revendication dynastique. En Angleterre tout va mal : les Féodaux remettent sans cesse en cause la couronne d'Henry qu'ils jugent faible, le peuple a faim, les campagne sont ravagées par des bandes d'écorcheurs. En bref le pays souffre d'un chaos sans nom. Henry a alors l'idée de profiter de la guerre civile française pour aller occuper tout son petit monde sur le continent, razzier tout ce qu'il y a à prendre en un minimum de temps et revenir sur son île satisfait d'avoir contenté son armée de va-nu-pieds. Il débarque et commence sa « chevauchée ». Une armée de Chevaliers Français conduite par les Armagnacs se met en route pour contrer l'invasion. De leur côté Anglais et Bourguignons pactisent, unissent leurs forces et finissant par être encerclés, attendent l'attaque française : c'est la bataille d'Azincourt.
Bien qu'il ait plu la veille les Armagnacs, sûrs de leur force face aux pouilleux d'Henry, décident de lancer une charge en terrain découvert. Une pluie de flêches tirée par les archers Gallois vient à bout de la charge désordonnée des Armagnacs qui mettent pieds à terre et poursuivent leur attaque. Couverts de boue et les armes à la main les Français enfoncent la ligne des ennemis. Pour Henry tout est perdu. Perdu pour perdu il demande alors à ses Chevaliers Anglais de tuer leurs prisonniers Français : tant pis pour les rançons, autant tuer le plus d'adversaires possible. Outrés par la demande de leur Roi les Chevaliers Anglais refusent : « cela est expressément contraire à la loi des armes ». Pris de panique devant une situation qui lui échappe complètement Henry se tourne vers Fluellen de Galles, le Sergent de ses archers et lui demande de rassembler ses hommes qui se sont réfugiés derrière les lignes de piquiers qui tentent de repousser les Armagnacs. Le Roi Anglais promet alors aux voleurs, assassins et criminels qui se sont engagés dans son armée comme archers que si ils tuent les Chevaliers Francais tout ce qu'ils pourront tirer de leurs dépouilles sera pour eux. Près de 3000 Chevaliers trop épuisés par les combats pour résister sont alors mis à mort et les cris des mourants en vint à dominer le fracas des armes. Devant cet effroyable scène, et ne voulant pas être pris vivants pour subir le même sort les combattants Français tournèrent bride, refluèrent et finirent par être pris en chasse par la cavalerie du Duc d'York. Cette bataille ouvrit la France au pillage Anglais.
En 1419, les Bourguignons finissent par comprendre que l'alliance avec les Anglais n'a à long terme que peut d'intérêt. Ainsi, Bourguignons et Armagnacs se retrouvent à Montereau-Faut-Yonne pour signer la paix. Durant l'entrevue le Duc Jean est assassiné sous les yeux de son fils Philippe par un partisan du défun Louis d'Orléans. Dés lors le nouveau Duc prend fait ey cause pour les Anglais : il est établi une double monarchie(1420) avec une France Anglaise et une France dite du « Royaume de Bourges ». La mise en place de la Double Monarchie Française déboucha sur une guerre entre les différents protagonistes (1422-1435) où tour à tour les Français affrontèrent les Anglais et les Borguignons, et les Anglais durent faire face aux armées franco-Bourguignonnes. Le conflit pris fin par le traité d'Arras entre Charles VII et le Philippe le Bon, où le Roi délie le Duc de ses devoirs de vassal. De fait la Bourgogne est indépendante dee la France, mais toujours vassale du Reich Germanique.
A partir du Traité d'Arras la donne change : Français et Bourguignons se liguent pour chasser les Anglais du sol continental. Cela sera chose faite en 1450 après la Bataille de Formigny. Toute la Normandie et la Bretagne seront libérées, et les paysans Français tueront près de 5000 soldats Anglais isolés dans les campagnes de ses provinces. La Bataille de Castillon en 1455 mettra un terme définitif aux prétentions Anglaises sur la Guyenne : la cavalerie Anglaise y charga l'armée Française réfugiée derrière 400 bouches-à-feu sous les ordres des frères Bureau, ingénieurs du Roi de France. Le résultat fut plus que probant. La paix revenue le Roi de France décida de reprendre la main de manière forte dans son propre pays : en 1458 les Ducs d'Armagnac et d'Alençon furent exécutés. Sous l'accusation de trahison ils furent éliminés. Ils nuisaient à l'alliance Franco-Bourguignonne. Par la même occasion le Domaine Royal récupéra les Terres des Ducs mis à mort, et s'en aggrandit. A cette époque l'Etat Bourguignon est le Domaine Seigneurial le plus riche d'Europe. Il dispose de la Flandre et du Brabant et est donc au centre du dispositif économique le plus important : la Hanse.
A la Cour des Ducs de Bourgogne se développe la très pomopeuse culture de la Chavalerie, telle que nous l'imaginons aujourd'hui, avec l'étiquette et l'Ordre de la Toison d'Or, qui serviera de référence à toutes les cérémonis officielles même de nos jours. Entre 1386 et 1464 les peintres Flamands Jan Van Eyck et Roger Der Waeyden sont les plus prisés d'Europe. Epargnée par les guerres, la campagne bourguignonne est rayonnante, à côté la France boueuse fait pâle figure. Des Nobles Bourguignons se marient avec la plus Haute Noblesse d'Europe, et entre autre celle du Portugal qui rappelons le est d'origine Bourguignonne. Lors de son troisième mariage Charles recevra son épouse, Marie d'York, à Bruges où elle remontera tous les canaux fleuris pour arriver jusqu'à son époux. Tout ce prestige, tout ce faste est jalousé par Louis XI le nouveau Roi de France qui décide d'attaquer la Bourgogne en 1467. Charles le Hardi, dit le Téméraire, forme alors une alliance avec l'Angleterre, la Castille et l'Aragon. Suite à différentes batailles la France est vaincue. La Bourgogne dispose alors de 2200 Chevaliers et d'une puissante artillerie. Son économie lui permet d'engager pour la guerre des mercenaires Français, Anglais, Allemands, Suisses, et Italiens. De son côté la France dispose de 4400 Chevaliers.
Du côté du Reich Germanique la guerre opposant les Suisses aux forces de l'Empire tourne en faveur des Helvètes. L'Empereur Sigismond d'Autriche demande à Charles son aide militaire. En échange l'Etat Bourguignon reçoit l'Alsace et une fois la guerre fit le Duc sera fait Roi de Frise. L'Empereur demande au Duc la main de sa fille unique, Marie, qui devra épouser son fils le futur Empereur Maximilien. En 1470, les Suisses, alliers à Louis XI, attaquent le Comté de Bourgogne dont ils revendiquent des territoirs. Ils sont repoussés et sur ce fait les armées du Duc, pour honnorer leur engagement vis à vis de l'Empire, alliers aux Savoyards attaquent par deux fois leurs adversaires à Grandson en 1476, et Morat en 1477. Les Bourguignons sont vaincus. Les Suisses payent des Nobles Lorrains pour qu'ils se révoltent, et le soulèvement devient bientôt général dans l'Est des Etats. Bien que miné par la fièvre Charles le Hardi décide de réprimer l'insurrection. L'Héritier légitime du Duché de Lorraine soutenu par les deniers Helvétiques réunit autour de lui tous les opposants du Duc. Le Duc de Bourgogne trouve la mort dans une charge de cavalerie à la Bataille de Nancy. La France en profite pour envahir les Fiefs Bourguignons, mais l'Empire s'y oppose, et Louis XI est vaincu à la Bataille de Guinegate (1479). Il s'en suit une guerre larvée entre la france et l'Empire. Marie de Bourgogne se réfugie en Flandres et épouse Maximilien d'Autriche (1482), contre Louis XI qui prétendait à sa main : il y avait tellement à recupérer dans ce mariage. Entre temps la France à absorbé la Provence et l'Anjou (1481). Louis XI meurt en 1483. Il reste le Roi honni de tout vrai Bourguignon.
En 1489, les Etat Bourguignons de Flandres reconnaissent l'autorité de l'Empire. La Bretagne est, elle, rattachée à la France par mariage imposé (1491). La guerre entre la France et l'Empire en 1493 par le traité de Senlis qui répartit l'héritage Bourguignon : la France acquière le Duché, le Comté l'Artois et la Picardie. En 1499 la Suisse devient indépendante.
1512 est l'année où sont formés les Etats Bourguignons Impériaux, puis Espagnols. Cet état des choses durera jusqu'en 1568, date à laquelle les « Hollandais » se révoltent et obtiendront leur indépendance. Du côté Français, le Roi Charles VIII, pour avoir les mains libres durant ses guerres d'Italie, rend l'Artois et le Comté Bourguignon à l'Empire et le Roussillon à l'Aragon. En 1500 naît à Malines Charles V dit Charles Quint. Il est l'arrière petit-fils de Charles le Hardi, et a pour précepteur et tuteur un Bourguignon : le futur Pape Adrien VI. Celui-ci éprouve une haine viscérale contre la France et conseillera toujours à son « filleul » de se montrer dur dans la guerre comme dans les négociations avec les Rois de France.
En 1515, Charles V devient Duc de Bourgogne et en 1516 Empereur du Reich face à François I de France. Sa victoire est due à l'argent que lui a prêté le banquier Jacob Fugger pour soudoyer les Electeurs Impériaux. Vexé par sa défaite politique le Roi de France attaque l'Empire. La France est vaincue et perd le Duché Bourguignon au Traité de Madrid (1526), Mais François I ne veut pas céder ses fiefs et trois autres guerres suivront jusqu'en 1544 où, bien que vainqueur mais affaibli, l'Empire rendra le Duché Bourguignon à la France, ainsi que le Comté Franc. En 1548, le Cérémonial Bourguignon est instauré à la cour d'espagne, et par le truchement des Ambassadeurs sera copié dans toutes les cours d'Europe.
De 1556 à 1559, Philippe II d'Espagne fait la guerre à la France et à l'Angleterre et, au traité de Cateau-cambresis, reconquière la Franche-Comté. De 1559 à 1659, époque dite Classique, la campagne Bourguignonne est ravagée par les guerres successives entre la France et les Habsbourg (1630-1659 : guerre de 30 ans). La guerre prend fin au traité des Pyrénées où la france devient la première puissance européenne.
Une nouvelle guerre a lieu en 1678 où la France vainc l'Espagne et acquière définitivement le Comté de Bourgogne au traité de Nimègue. En 1738, par le traité de Vienne, la France obtient la Lorraine à la mort du Duc, ex-Roi de Pologne dont la fille a épousé Louis XV (1766). Entre 1791 et 1814 les Pays-Bas Autrichiens, ou Belgique, sont rattachés à la France Révolutionnaire, puis Impériale. En 1815, la Belgique et la Hollande forment le Royaume des Pays-Bas. Après des émeutes entre Catholiques et Protestants la Belgique devient indépendante avec Léopold I de Saxe-Cobourg comme Roi.
Le Luxembourg accède à l'indépendance en 1831. Un an plus tard la Hollande attaque la Belgique pour annexer plusieurs de ses provinces du nord. La France intervient et repousse l'armée des Pays-Bas. En 1869, Napoléon III envisage des plans pour annexer la Belgique et le Luxembourg, mais ils tombent à l'eau avec la défaite de 1870 face à la Prusse. |
|  | | Berold

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| Sujet: Histoire V. Dim 30 Sep - 16:36 | |
| La bourgogne suite et fin :
En 1914, la Belgique neutre est attaquée et occupée à 98% par l'Empire Prussien. Elle sort victorieuse du premier conflit mondial aux côté des Alliers. En 1917, le Président Américain et ses conseillers envisagèrent de créer après guerre, quelque soit le vainqueur, un état tampon entre la France et l'Allemagne comprenant : la Belgique, l'Alsace et la Moselle, le Luxembourg et le Palatinat. Ce projet bien loin des réalités européennes de l'époque fut rejeté par Clémenceau et Briant; Entre 1920 et 1939, les Années entre Deux Guerres virent fleurirent en Europe nombre de sectes, de clubs huppés, élitistes et les partis populistes extrémistes rouges ou bruns. En Belgique, Léon Degrelle crée le Parti Rex. Activiste Catholique et Nationaliste Wallon, Degrelle est pro-nazi et multiplie les contacts avec les autorités Allemandes. Cela lui vaut d'être arrêté en 1939 par les forces Françaises qui se ruent à la rencontre des Allemands au travers du Bénélux. Degrelle est jeté en prison, passé à tabac et manque de mourir sous la torture.
Six semaines plus tard, avec la défaite des Alliers, Degrelle est libre. Après s'être remis de son incarcération musclée, il rentre directement en contact avec les forces occupantes du 3° Reich. Par l'entremise de relations et de connaissances d'avant-guerre il rencontre le Reichfuhrer Himmler. Degrelle, très cultivé, se présente comme étant un Bourguignon : un Germain de langue Française. Il démontre à son interlocuteur que la Belgique, vestige du Moyenâgeux Etat Bourguignon, a été bafouée de ses droits. Il propose à himmler de se mettre, lui et les membres de son parti ( Hommes, Femmes et Enfants) constituant plus de 30 000 personnes au service du Reich. Etonné et interloqué le chef de l'Ordre Noir se laisse aisément séduire par ce Leader charismatique. De plus, pour construire son Empire SS, le Reichfuhrer a besoin de soldats et de main d'oeuvre. Il autorise donc Degrelle à créer une Brigade d'assaut, puis une division SS qui combattra de l'Ukraine à la Mer Baltique jusqu'aux confins du Caucase. C'est avec stupéfaction que les généraux de la Heer virent ces Wallons se réclamant des anciens Fiefs des ducs de Bourgogne, combattre avec fougue les Forces Soviétiques. Pour comparaison les Flamands auront 25 000 personnes qui s'engageront dans la SS, les Hollandais 55 000, dont 40 000 combattants répartis dans deux divisions SS, les Luxembourgeois : 20 000, et les Français : 20 000 par roulement répartis dans la Brigade d'Assaut Franckreich et la LVF, avant d'être regroupés dans la fantômatique division Charlemagne.
Léon Degrelle, ou « Modeste I de Bourgogne », comme l'appelaient ironiquement les membres de son parti, avait pour l'Europe à venir de Grands desseins : Premièrement, créer un Corps d'Armée Européen portant le nom « occident » avec les divisions charlemagne, Wallonie, Flandern ou Langemark. Deuxièmement, recréer un Etat Bourguignon avec comme composants la Belgique, les départements français des Ardennes, de la Marne, de la Meuse, la Meurthe et la Moselle, la Haute-Marne, les Vosges, la Haute-Saône, le Doubs, le Jura et le Territoire de Belfort. Des options furent aussi envisagées sur les Départements du Nord et du Pas-de-Calais, la Suisse Francophone et le Luxembourg, bien que celui-ci soit déjà annexé par le Reich.
Sur tous ses points Hitler donna son accord fortement soutenu par Himmler. Ce dernier voulait créer un Pays entièrement dévoué et voué à l'Ordre Noir paien. Himmler voulait faire de la Bourgogne un pays Mystique, un Etat Forteresse auc service du reich et peuplé de Moine-Soldats à l'éducation calquée sur l'Antique Sparte. Les généraux de la Wermacht et les penseurs allemands donnèrent eux aussi leur assentiment à la création de cet Etat Bourguignon SS, désireux qu'ils étaient de se débarrasser, après la mort du Fuhrer, des SS et de leurs maîtres aux lubies destructrices et fantasmagoriques. Après la guerre tous ces projets sulfureux tombèrent dans l'oubli. De nos Jours la Région Bourgogne vit paisiblement au rythme des saisons : hiver rude, printemps brûmeux, été chaud et automne rigoureux. Il vous y reste à y faire de belles visites : Dijon, Auxerre, Baune, Joigny, le Maconnais, Chably, les sites préhistoriques, les châteaux qui vous enchanteront, et à y déguster des vins fruités et succulents.
La Provence Bourguignonne :
Lors du traié de Verdun en 843, la Provence faisait partie des Fiefs attribués à l'aîné des petits-fils de Charlemagne, l'Empereur Lothaire. Ainsi, la rive gauche du Rhône, hors de France, était Terre d'Empire. A cette époque la Provence, province du Royaume de Bourgogne, était la proie de pillards Sarrasins. Ceux-ci avaient établis leur base dans le Golfe de l'actuel St-Tropez, au lieu dit : le Freinet. Depuis leur repaire méditerranéen les Arabes menaient des expéditions jusqu'en Suisse.
En 970, le Roi de Bourgogne ordonna au Comte de Provence de repousser les Maures. A cet effet Guillaume de Provence engagea ses troupes dans de nombreux combats à travers les Massifs des Maures et de l'Estérel contre les Sarrasins. Le repaire du Freinet fut conquis en 972, et sans base terrestre les Mauresques durent quitter le littoral provençal vers l'an mille. Guillaume pris le nom de « Libérateur » et devint Marquis : celui qui défend la frontière.
Avec la paix revenue, la Gaule Méridionale se remit à vivre. Les murs des anciennes abbayes furent relevés et de nouvelles églises furent fondées autour desquelles des villes se créèrent. La campagne redevint prospère, les cultures fleurissantes, notament la vigne et l'olivier qui retrouvèrent une place privilégiée comme au temps de l'Empire Romain. A force d'actes politiques et de batailles victorieuses, le Royaume de Bourgogne était devenu indépendant. Cependant en 1032, Rodolphe III de Bourgogne rendit à nouveau hommage à l'Empereur Germanique et lui légua ses fiefs. La Provence redevint Impériale.
Sous la coupe de l'Empire le 12° siècle fut pour la région une époque d'incroyable prospérité : la population augmenta et les villes très riches s'étendirent au-delà des anciens remparts. Les ports de Marseilles, des Saintes-Maries et de Saint-Raphael (port Templier) étaient des portes ouvertes sur les Royaumes latins de Terre-Sainte. Loin d'être inactifs, les Provençaux Bourguignons se livrèrent à un commerce fructueux avec l'Orient. L'Empereur Frédérick Barberousse, vu l'importance de la Provence dans et pour l'Empire, éprouva le besoin de se faire couronner à Arles, en juillet 1178.
En 1112, l'arrière-petite-fille de Guillaume le Libérateur, prénommée Douce, fut mariée au Comte de Barcelone, lui-même Comte de Toulouse. Pour cette raison les Histoires de la Provence et de la Catalogne furent bientôt mélées. Cela explique l'intervention de Pierre II d'Aragon en 1216, qui prit le Comté sous sa tutelle avant que Charles d'Anjou ne l'en chasse. Charles était marié à la quatrième fille du Comte de Provence Raymond Béranger V, dont la première fille fut mariée à Saint-Louis, frère de Charles. Le Comte de Provence eut quatre filles et pas un garçon. Sa seconde fille fut mariée à Henry III d'Angleterre et la troisième au Roi de Cornouailles et futur Roi des Romain. A la mort du Comte, Charles d'Anjou hérita du Fief qu'il rattacha au Royaume de France en rendant hommage à son frère Louis IX, et non à l'Empereur Germanique.
En 1343, le Prince Humbert II de la Tour du Pin céda ses terres du Dauphiné moyennant finances, soit 120 000 Florins d'Or, à la France. Donné au second fils du Roi de France, le Fief revient en 1344 à l'Aîné des fils et futur souverain : le Dauphin. Ainsi dépecée la Basse-Bourgogne cessa d'exister. La Provence réunie au Royaume de France par mariage et achat sortit de l'Empire, et entra dans une ère nouvelle dans le girond de la France. Le dernier vrai Comte de Provence connu fut l'impuissant, dans tous les sens du terme, Louis XVIII, frère de Louis XVI (qui lui aussi avait des problèmes avec sa verge) et de Charles X. |
|  | | Berold

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| Sujet: Histoire VI. Dim 30 Sep - 16:38 | |
| La France face aux Vikings.
Le premier raid viking sur l'ouest de l'empire de Charlemagne a lieu sur l'embouchure de la Loire près de Noirmoutier en 799. La défense locale repousse les pillards et tuent 105 vikings. L'année suivante l'empereur organise la défense côtière de la Neustrie en fortifiant les villes de Boulogne, Gand et Quentovic. En 814, Charlemagne meure et son fils Louis lui succède. En 820, les gardes-côtes repoussent par deux fois une flotte des hommes du nord qui tentent de forcer le passage de l'embouchure de la Seine. Entre 834 et 837, les villes de Walcheren, anvers et Utrecht subissent plusieurs raids. Autour de 840, les vikings remontent le Rhin par quatre fois pour en razzier les villages riverains et aller piller la ville de Dorestad.
En août 843 à Verdun les trois fils de Louis le Débonnaire, empereur d’occident, se partagent l’empire des Francs. Ainsi, à l’ouest de la Meuse, de la Saône et du Rhône naît la Francie ou « royaume franc d’occident ». A vingt ans, Charles le Chauve accède au trône et doit faire face au duc Bernard de Navarre, au duc Pépin d’Aquitaine, au soulèvement des Bretons et à ses frères : Lothaire, le nouvel empereur, et Louis, roi du « royaume franc oriental » qui remettent tous en cause les uns après les autres son autorité. Mais la pire des menaces vient de la mer comme l’écrit le diacre de Lyon, l’ecclésiastique Florus : les invasions Vikings ou Northmen. La ville de Noirmoutier prise par les pillards devient leur première base continentale.
Les vikings apparurent sur la Seine en 841. Ils étaient commandés par un nommé Asgeir. Celui-ci menait une flotte de 100 navires. Les vikings pillèrent Nantes et Saint Martin de Tours en 843 avec la complicité d'un seigneur local rebelle à l'autorité de Charles. Dans le même laps de temps les alentours d'Angers et d'Orléans, de Bordeaux et de Saintes subirent des Raids. Les Northmen subirent une défaite à Poitiers et le roi Charles négocia leur retrait auprès du jarl Weland contre 5 000 livres d’argent.
Les vikings furent de retour en 845, avec à leur tête le jarl Ragnar. Il commandait 120 navires. Les Northmen remontèrent la Seine sans encombre et allèrent piller Saint Germain des Prés et son abbaye. 111 prisonniers Francs furent pendus. Une fois encore le roi négocia leur départ contre 7 000 livres d’argent. Les parisiens s’indignèrent de cet acte de « lâcheté ». Ils auraient préféré en découdre avec les barbares, car tous les hommes libres de la ville savaient manier les armes. Ils devaient effectuer un service militaire incluant des gardes sur les remparts et aux portes de la ville, et un passage en revue de la troupe une fois l’an : la montre. Paris avait sa propre armée ou milice car elle était une municipe ou ville libre. Mais Charles préféra payer le départ des pillards car d’un côté il craignait que durant son engagement contre les barbares ses adversaires en profitent pour l’attaquer sournoisement, et d’un autre côté il ne lui plaisait guerre de voir une importante milice de citoyens libres prendre les armes et pouvant par la suite remettre en question son autorité et le défier. Ainsi, le roi ne put rétablir son autorité sur l'Aquitaine qu'en 848 après avoir défait un prince parjure qui avait pris le contrôle de Bordeaux. A cette époque les ennemis intérieurs du roi étaient légion. De nouvelles troupes vikings revinrent en 856, et jetèrent leur dévolu sur les villes de Rouen, de Saint Denis et de Saint Germain des Prés. Les Abbés Louis et Gozlin, ou Josselin, durent payer une forte rançon pour leur libération après leur capture. A la même époque un parent du roi appelé Robert-le-Fort, comte d'Angers, fut reconnu roi de Francie par la population du bassin parisien qui déconsidéra Charles. Ce dernier ne séjournait jamais à Paris et il était dit qu'il se désintéressait des gens de l’Ile de France. Pourtant Charles tentait partout d'endiguer les invasions : il mit le siège de la base viking de l'Oissel en 858. Son frère Lothaire en profita pour envahir l'est de son domaine, et Charles dut lever le siège pour aller lui faire face.
En 860, Charles acheta les services d'une bande de Northmen. Il versa un tribut aux vikings du jarl Weland qui opèraient dans la Somme et les Flandres pour que ceux-ci attaquent les vikings de la Seine. Les Northmen s'entendirent entre eux et les vikings de la Seine cessèrent leurs attaques contre 6 000 livres d'argent. Près de Pîtres en 862, Charles fit édifier un pont fortifié pour bloquer le passage de la Seine. Attaqué à de nombreuses reprises en 865 le pont fut fini en 870. De son côté le roi Robert mena une guerre impitoyable contre les Northmen. Partout il pourchassa les pirates du nord : en Basse Seine, de la Loire à la Garonne, dans la Marche Angevine où il tua 500 ennemis sans subir de perte. Il s'empara de 12 navires vikings à l'embouchure de la Loire et massacra leurs équipages. Périgueux et Clermont sont razziés en 864, et le comte d'Auvergne est tué lors d'un combat. En 865 les Bretons s'allient aux Northmen pour attaquer la ville de Le Mans. En l’an 866, l’armée de Robert traqua une armée nordique jusqu’au village de Brissarthe : les vikings furent tous exterminés tant la haine des Francs était énorme. Cependant durant le combat le roi Robert fut tué, transpercé par une flèche. Durant la même année l'armée de Charles fut mise en déroute près de Melun, et le roi dut payer 4 000 livres d'argent pour que les vikings quittent leur base et évacuent la région.
Redevenant le seul roi de Francie, Charles le Chauve fut couronné empereur en 870. Son attention se portait plus contre son frère Louis le Germanique que contre les Vikings. Pourtant son armée remporta une victoire en faisant lever le siège de la ville d'Angers en 873. Le 24 novembre 885, 700 navires transportant 40 000 barbares, commandés par le jarl Siegfried, remontèrent la Seine. Parmi eux se trouvait le chef de clan Hrolf Marche à Pied : un colosse à la stature impressionnante. Le pont fortifié de Pîtres fut incendié et les Northmen ravagèrent les campagnes jusqu’à Paris. Entre-temps, Eudes, le fils du roi Robert, était devenu comte de Paris et Gozlin évêque de la ville. Tous deux secondés par Ebbe, abbé de Saint Germain des Prés, dénièrent le droit de passage, à Paris, sous les ponts enjambant la Seine, aux hommes du nord. C’est sous les huées des Parisiens en armes et menaçant que les chefs Northmen venus négocier leur passage au palais communal repartirent vers leurs navires promettant de tout brûler. Pour forcer le passage les vikings attaquèrent à l’aube du lendemain, en attaquant la tour nord et le grand pont de la rive droite. L’assaut fut repoussé et les assaillants perdirent beaucoup d’hommes. Les jours suivants les vikings menés par Siegfried attaquèrent de nouveau comme des enragés. Eudes et Gozlin animèrent la résistance en payant de leurs personnes. Comme ils n’arrivaient à rien contre Paris, les barbares allèrent piller une nouvelle fois les villes de Saint Germain des Prés et de Saint Germain l’Auxerrois. Leur fureur passée à tuer des paysans, les Northmen reprirent le siège de Paris. Trois drakkars furent incendiés pour brûler le grand pont mais le feu fut maîtrisé. Les Parisiens, par des tirs de mangonneaux, projetaient des rocs sur les tortues vikings, brisant les mantelets en peau de cuir. Partout dans la ville les parisiens chantaient « Noël, Noël! ». Le siège durait depuis deux mois et le petit pont de la rive gauche fut détruit le 6 février 886. Au bout de l’ex-pont se trouvait une tour où 12 défenseurs isolés combattirent sans se rendre jusqu’à la fin. Ils périrent jusqu’au dernier résistant toute une journée contre une armée entière. Au crépuscule la tour n’était plus qu’un gigantesque brasier. L’histoire a conservé les noms de ces valeureux combattants : Hermanfroi, Herland, Hervi, Seuil, Gui, Aimard, Hervé, Ouacre, Arnaud, Jobert, Hardre, Joussouin. Dans les mois qui suivirent huit assauts furent menés par les barbares et repoussés. Au cour de l'une des contre-attaques l’évêque Gozlin trouva la mort, transpercé par une flèche.
La famine sévissant dans Paris, le comte Eudes décida de se rendre auprès de l’empereur et nouveau roi : Charles le Gros, fils de Louis le Germanique, neveu et successeur de Charles le Chauve, pour y trouver des secours. |
|  | | Berold

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| Sujet: Histoire VII. Dim 30 Sep - 16:41 | |
| La France face aux Vikings, suite :
Cela faisait sept mois que Paris tenait bon face au siège des vikings. Ceux-ci lançaient attaque sur attaque même si ils comptaient des milliers de morts.
L’armée de l’empereur n’apparut sur les hauteurs de Montmartre qu’en octobre 886. A la vue de l'ost impériale, les Northmen se replièrent précipitamment sur la rive gauche de la Seine. Pourtant l'empereur d'occident préféra négocier, une fois encore, la levée du siège contre 700 livres d'argent, et en outre il accorda aux barbares le droit d'aller piller la Bourgogne. Charles ne voulut pas risquer son armée dans un conflit dont la victoire lui parut incertaine, et puis une fois contentés les pillards partiraient lui laissant les mains libres sur un territoire certes dévasté mais complètement à sa merci princière. Exaspérés par la politique du roi et nouvel empereur, les Parisiens interdirent le passage de leurs ponts aux vikings. Ceux-ci durent faire un long détour par les terres pour éviter les attaques parisiennes.
Deux années plus tard, Charles le Gros déconsidéré fut déposé et Eudes, comte de Paris, reconnu roi de Francie par une assemblée de nobles. Dès le début de son règne Eudes alla avec ses troupes dans l'Argonne, à Montfaucon, écraser une armée viking. Les northmen eurent 20 000 tués. Sous l'impulsion de son ancien comte, Paris devint la ville la plus riche de Francie et la ville principale du royaume. Ebbe devenu évêque fit reconstruire l'abbaye de Saint Germain des Prés. Cependant en 889 un nouveau tribut est versé aux Northmen pour qu'ils évacuent la Brie, la Champagne et la vallée de la Meuse. En 898, Eudes mourut mais son fils ne voulut pas du titre royal, et Charles III le Loyal, ou le Simple, un carolingien petit-fils de Charles le Chauve, monta sur le trône. En l'an 911, Hrolf Marche à Pied mena une expédition qui ravagea Nantes et le Mans. Il se fit battre à Chartres, ou plutôt étrillé. Le roi, pour mettre fin à la guerre ne put lui versé un tribut. Il lui offrit donc le comté de Rouen avec pour tache d'empêcher que d'autres Northmen ne remontent le fleuve. De plus le comté se trouvait à côté du territoire breton, et les Bretons restaient toujours autonomes vis à vis du gouvernement royal ce qui entraînait des conflits larvés avec les Francs. Les Northmen ou Normands serviraient de tampon loyaux avec ces Celtes insoumis. Le jarl sentant le vent tourné accepta : les temps n'étaient plus aux grandes expéditions. Pour se faire, le viking et ses compagnons rendirent hommage à Charles III à Saint- Clair-sur-Epte et se firent baptiser : Hrolf prit le nom de Rollon. Lors de la cérémonie, volontairement ou non, Rollon renversa le roi en se relevant après lui avoir baisé le pied.
Avec tous les fiefs de Basse Seine en Neustrie à sa charge, Rollon créa la Normandie. Le loup se fit chien de garde et les Normands interdirent désormais le passage aux vikings et fermèrent la Seine aux invasions. Les vikings reportèrent donc leurs attaques sur la Bretagne dès 912. Le chef des Northmen, Rognvaldr, remontèrent la Loire et prirent Nantes en 919. La ville ne sera reconquise qu'en 937 au terme d'une rude bataille par l'armée du chef breton Alain Barbetorte. La Bretagne, indépendante depuis 846, avait depuis 847 avait subi de nombreuses invasions sur tout son littoral et à l'intérieur de ses terres en 854, 862, 863, 867, 869, 875, 888, 890, 913 et 936. 939 marque la fin de l'occupation viking avec la prise du camp de Trans, près de Dol, par l'armée Bretonne dont le sentiment d'identité celtique sort renforcé, mais l'autorité des ducs ne sera pas pleinement restaurée. |
|  | | Berold

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| Sujet: Histoire VIII. Dim 30 Sep - 16:43 | |
| Les Vikings en France, suite et fin :
Bientôt le comte de Rouen devint duc de Normandie et de nombreux colons scandinaves vinrent s'installer dans son fief de Normannia. Rollon aura un fils, Guillaume Longue-Epée dont le fils Guillaume monta sur le trône d'Angleterre en 1066.
Quand à la descendance de Robert-le-Fort, elle accéda au trône de Francie le 3 juillet 987 après la mort du roi carolingien Louis V, survenue en mai 987, lors d'une partie de chasse où il chuta de cheval et s'empala sur un arbre. Ce fut à nouveau une assemblée de nobles qui sous la conduite de l'archevêque Adalbéron élut le duc de Paris, un robertien, Hugues le Capé, roi de Francie. Hugues fut élu roi à Senlis et sacré à Noyon par l'archevêque Adalbéron. Cet ecclésiastique fit tout son possible pour évincer Charles de Lorraine, oncle de Louis V dit le Fainéant, et dernier prétendant de la descendance de Charlemagne du titre de roi de Francie. Adalbéron avait un fort contentieux avec Charles de Lorraine. Il semblerait que l'archevêque ait détourné de l'or pour ses propres fins et que Charles voulait le faire traduire devant une cour de justice. Le seul salut pour l'archevêque résidait alors dans l'élection d'un tiers à la couronne. Un noble qui lui devrait son trône, et le protégerait. Il jeta donc son dévolu sur le plus puissant des nobles du royaume dont la nomination au titre de roi ne poserait pas de problème vu les antécédents de sa famille : Hugues duc de Paris, à qui il acquit tous les autres Francs d'occident voulant s'émanciper de la tutelle carolingienne. Hugues le Capé, ou Capet, descendait de Robert le Fort par son deuxième fils : Robert I. Robert I avait eu deux filles : Adèle qui épousa le comte de Vermandois Herbert II. Sa seconde fille, Emma, épousa le duc Raoul de Bourgogne qui fut quelques temps roi des Francs durant un inter-règne carolingien. Robert I eut un troisième enfant : Hugues le Grand, abbé laïque de l'abbatial de Saint Martin de Tours, et père de Hugues qui portait lui même la chape d'abbé laïque.
Il y eut une guerre entre robertiens / capétiens et caroligiens. L'empereur du Saint Empire, Otton III, qui se défiait de Charles qui lorgnait le trône impérial, apporta son soutient à Hugues, après avoir été approché par Adalbéron qui plaida la cause du Neustrien : le royaume des Francs d'occident resterait dans l'empire. La guerre se déroula autour des villes de Laon, Saint Quentin, Soisson et Reims. Trahit par Ascelin, évêque de Laon, et prétendu vassal, Charles de Lorraine, qui séjournait dans la ville avec toute sa famille, fut livré aux troupes de Hugues en 991 et il mourut emprisonné à Orléans en 992. Ascelin dépendait de l'archevêque Adalbéron. Il y avait déjà eu un précédant de trahison quand Charles le Loyal fut emprisonné par le comte de Vermandois, qui normalement était son vassal.
Une fois sa victoire assurée sur Charles de Lorraine, Hugues se délia de sa vassalité envers l'empire, et renvoya Adalbéron qui le conseillait jusqu'à lors. Il associa son fils Robert II au trône de Francie, et la monarchie du royaume devint héréditaire.
Avec le temps les pillages vikings s'estompèrent. Les différentes expéditions nordiques sur l'Angleterre, la Francie, la Germanie, l'Irlande, la Russie, l'Espagne, l'Ecosse, la Sicile, l'Italie, les Balkans, la Tunisie, l'Islande, le Groenland, etc....eurent raison de la force vive et des armées du Danemark, de la Norvège et de la Suède aux populations peu nombreuses. Chaque départ pour pillage dépeuplait des contrées côtières entières de la Scandinavie. Sédentarisés outre-mer, ou sur leurs propres terres ancestrales, les Northmen se sont civilisés et sont devenus, ou plutôt redevenus agriculteurs ou pêcheurs pour rentrer de plein pied dans le moyen-âge. On peut dire que la période des expéditions de pillage ne fut qu'une longue parenthèse dans la vie des populations nordiques. Une solution de facilité rapide pour s'enrichir. Comment cela a t il commencé ? Je pense, suivant les différentes sources que j'ai consulté, que des pêcheurs nordiques ont un jour repéré un site isolé au large des côtes écossaises ou northumbrienne, et se dit qu'ils viendraient facilement à bout des habitants inoffensifs qui y vivaient pour pouvoir piller ce lieu sans vergogne. Ils ont du répété plusieurs fois leurs crimes, et de fils en aiguilles enhardis par leurs « exploits », ils ont drainé dans leur sillage d'autres pêcheurs qui se sont transformés en pirates. Leur principe était simple : razzier une terre sans défense le plus rapidement possible, et retourner au pays couvert d'argent. Ainsi, après villages et les monastères isolés se sont les villes côtières qui ont subi les attaques des hommes du nord. Les expéditions se sont peu à peu structurées et sous l'égide d'un chef de clan, d'un seigneur ou d'un roi, elles ont pris de l'importance pour se transformer en véritables expéditions de guerres ouvertes contre des royaumes continentaux. Le premier raid répertorié date de 789 sur la ville de Portland, et le plus connu est celui du monastère de Lindisfarne en 793. Le sac de ce lieu de culte marquera à jamais les esprits. Après cette période d'intense activité guerrière, les populations scandinaves épuisées par tant d' « aventures » lointaines reprirent peu à peu leur vie d'avant : celle de pêcheurs et de cultivateurs. Les Northmen régneront sur l'Angleterre jusqu'à ce que Guillaume, duc de Normandie, les batte à Hasting, puis à Londres et dans diverses batailles jusqu'en 1070. |
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| Sujet: HIstoire IX. Dim 30 Sep - 16:45 | |
| Les Conquistadores :
Les noms de Cortes ou de Pizarro, évoquent dans leurs grandes lignes, sans en connaître vraiment les tenants, la conquête du continent américain par les Espagnols et plus précisément par les Estramaduriens. Les Barcelonais reniant toute implication dans le génocide des Amérindiens. Il existe cependant des conquistadors aux noms moins connus, mais dont le rôle dans l’établissement de l’empire espagnol fut immense.
Vasco Nunez de Balboa :
Celui-ci, né en 1475 à Jerez de los Caballeros, grand et bien charpenté, est un bel hidalgo. Il suit une éducation de chevalier auprès du seigneur de Moguer : Don Pedro Carrera. Balboa est un grand amateur de femmes, mariées ou non. A ce titre il se bat souvent en duel, mais cette vie facile le mine. Il ne rêve que de partir pour les Indes, où l’on trouve de l’or et l’aventure autre part que dans les guerres européennes. Ainsi, en 1500, prend il part à l’expédition du Senor Bastidas qui veut conquérir la Tierra Firme, l’Amérique équatoriale, pour le compte du royaume d’Espagne. Balboa signe alors un engagement comme « escudo » : simple soldat.
Après une traversée de l’océan atlantique assez calme, la flotte de Bastidas, guidée par le pilote Juan de la Cosa, touche terre dans la baie de Coquibacoa dans la presqu’île de Goajira au Venezuela en mai 1501. Là s’arrêtent les cartes du monde connu dessinées par Colomb. Sur terre l’expédition s’enfonce dans la jungle. Charmant pays que l’Amérique centrale : les Espagnols avides d’or, et sans complaisance pour les autochtones qu’ils trouvent sur leur chemin, sont harcelés sans répits par des Indiens cannibales qui tirent des flèches empoisonnées. Après un mois de guérilla constante et une marche épuisante, dans l’enfer de la jungle, les Européens arrivent dans une région où les Indiens se montrent moins hostiles et plus complaisant : le Darien (Isthme de Panama). De leur aventure, tout ce que récoltent les Espagnols, par le trocs ou le pillage, ce sont 7 500 pesos d’or en pépites.
En novembre 1502, la flotte de Bastidas repart vers Saint-Domingue. Les navires sont rongés par les vers tropicaux et la traversée est épouvantable : la flotte essuie une terrible tempête. Tous les bateaux sont coulés et les naufragés se retrouvent échoués pour leur plus grand bonheur sur la côte sud d’Hispanola. A Saint-Domingue, Vasco de Balboa mène une vie de dandy. Il séjourne avec un jeune hidalgo plein de fougue : Hernan Cortes. Tout n’est que fête et beuveries. En 1509, pourchassé par les créanciers, Balboa s’embarque en secret pour une nouvelle expédition vers la Tierra Firme, menée par le Capitan Hurtado. Cortes ne peut suivre son ami : il a été blessé en duel pour une histoire de femme.
Fin septembre 1510, la côte est en vue pour la flotte espagnole. Dès leur débarquement les Européens sont attaqués par les Indiens Vrabas. Se frayant un passage au travers de la forêt et sous la pluie tropicale, les Espagnols découvrent les restes d’un fortin : San Sebastian. A la suite d'une marche épuisante, le 10 novembre 1510, les Espagnols attaquent le village indigène de Cemaco. Une fois conquis le site prend le nom de Santa Maria del Antigua del Darien. Le bourg tombé intact aux mains des occidentaux devient pour eux un havre de paix. Les Indiens ont fuit. Autour du village existe un monde hostile que les Espagnols qui tentent de survivre apprennent à connaître. En 1511, les conquistadores n'étant pas de paisibles villageois, des expéditions partent en tous sens pour trouver de l'or. Balboa devient un redoutable chef de bande. Il conduit un petit groupe de soldats armés d'épées et d'arquebuses qui sillonne la jungle torride à la recherche de l'or. Vasco Nunez de Balboa passe des accords avec les Indiens du village de Careta. Il épouse la fille du chef Chima. Cette alliance lui est bénéfique car en faisant la guerre aux ennemis de son beau-père il pille avec sa soldatesque les villages environnants. A ce petit jeu Balboa devient vite populaire. Ses « exploits » arrivent jusqu'à la cour d'Espagne où le roi Ferdinand d'Aragon le fait gouverneur du Darien. Cela vexe les autres chefs de bandes, dont le Capitan Hurtado qui se fait « voler » les retombées de ses investissements, ainsi que Don Perez, un autre hidalgo. C'est dans ce climat de tension, de complots et de petites guerres larvées entre Européens que Balboa apprend l'existence d'une autre mer de l'autre côté de la jungle. Dans le même temps Hurtado s'est ligué avec les Indiens pour le tuer. Pour déjouer la fronde Balboa fait arrêter les coupables en les prenant par surprise : les Espagnols sont emprisonnés, et les Indiens, dont Chima, sont pendus. Pour ramener le calme sur ses nouvelles terres le roi d'Espagne, tenu aux courant par des légats, nomme un nouveau gouverneur : Don Pedro Arias d'Avila, surnommé « la fureur de dieu ». Il débarque le 30 juin en Darien et fonde la ville de Panama. Il reprend à son compte la conquête de la forêt équatoriale pour y trouver de l'or. D'Avila entreprend de massacrer systématiquement les Indiens.
Le 1° septembre 1513, Balboa part avec 66 soldats depuis l'embouchure du Rio Atrado à la recherche de la mystérieuse mer du sud. Le parcours est ponctué par de nombreux combats contre les Indiens Torecha. Enfin, après avoir traversé des terres humides et des marécages, le 27 septembre 1513, après moult combats et pillages, à 10 heures du matin, Balboa et sa troupe découvrent une étendue infinie : La Mer du Sud. Le tout est consigné par Andres de Valdaraband. A son retour à Santa Maria Don Pedro Arias d'Avila le nomme gouverneur des « Mers du Sud » et le marie à sa fille. Exit l'indienne du chef Chima. Cependant dans la colonnie la famine s'installe, la peste sévit et l'or ne rentre pas. Pour sauver sa tête d'Avila, au cours d'un procès truqué, avec la complicité des autres hidalgos, accuse son gendre de détourner les prises d'or, et de tous les maux du Darien. Huttado et Perez se posent en témoins de l'accusation. Balboa est arrêté en janvier 1519 par le jeune Francisco Pizarro, qui était à ses côtés en 1513. Tous l'ont abandonné pour sauver leurs têtes. Balboa est condamné à mort et exécuté sur la place d'Acla. Ainsi périt l'homme qui a découvert l'océan pacifique, sans le savoir.
Le 12 mars 1519, Hernan Cortes avec 508 soldats débarque sur les plages de Tabasco pour conquérir le Mexique, mais ceci est une autre histoire. Trois années plus tard le cheval de Balboa, qui s'était échappé lors de l'arrestation de son maître, surgit d'on ne sait d'où et traversa la place d'Acla pour arracher un décret affiché par d'Avila. La légende s'empare de l'histoire. |
|  | | Berold

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| Sujet: Histoire X. Dim 30 Sep - 16:47 | |
| Les Conquistadores, Suite :
Hernando De Soto :
Il est né à Barcarrota en Estramadure. En baroudeur et meneur d'hommes, il a participé à la campagne du Chili aux côtés de Francisco Pizarro dont il est revenu de l'or plein les malles. De retour en Espagne en 1537, il vit à Valladolid. On le dit plus riche que le roi. Mais une seule idée le hante : avoir toujours plus d'or. Il n'a plus qu'une obsession : partir à la recherche de Cibola, l'Eldorado, la Cité d'Or dont des Indiens lui ont révélé l'existence. De Soto obtient de Charles Quint l'autorisation d'entreprendre la conquête des terres de Floride : « une fleur qui attend qu'on la cueille », et à coût sûr la région où se trouve Cibola. Le 6 avril 1538, neuf navires quittent le port de San Lucar de Barameda àl'embouchure du Guadalquivir. Une escale a lieu à Cuba où les Espagnols embarquent des renforts : mercenaires et hommes d'armes. Pour seconder De Soto sont à ses côtés les capitaines Oviedo, Fernandes, et le scribe Rodrigo. Le 30 mai 1539, les nefs mouillent dans les eaux de la baie de Tampa. Les Espagnols, au nombre de 575, débarquent, et une fois à terre s'enfoncent dans la forêt humide et détrempée par les pluies. Au milieu de nulle part, ils rencontrent un ermite : Ortiz. Il vit nu, comme une bête et est le dernier survivant d'une expédition antérieure du Senor Panfilo de Navaez, qui en 1529 n'avait pas abouti. Ortiz dit que Navaez voulait trouver Cibola et les sept Cités d'Or, et que toute l'expédition avait péri attaquée par les indiens et rongée par les fièvres. De Soto et ses hommes reprennent leur marche traversant des marécages et des « océans d'herbes hautes ». Ils sont sans cesse harcelés par les Indiens Séminoles qui les attaquent sans répit. L'expédition ne mène nulle part. Aucune piste n'aboutit. Alors pendant un an les conquistadores sécurisent leur port d'attache autour de la baie de Tampa. Un périmètre de sécurité est ainsi créé, et plusieurs villages Indiens font les frais : ils sont attaqués et brûlés.
En mars 1540, De Soto à la tête d'une colonne de soldatsquitte Tampa pour le nord-ouest. Les Espagnols arrivent dans le pays des Indiens Coosa qui se montrent amicaux. Pourtant Actahchi, le Cacique ( grand chef) de la tribu ded Tuscaloosa est pris en otage, et sous la contrainte il doit conduire les conquistadores jusqu'au village de Mauvila (Alabama) qui selon lui est une des sept Cité d'Or. En fait ce n'est qu'un gros bourg d'Indiens ennemis des Tuscaloosa. Ceux-ci refusent l'entrée de leur village de huttes aux Européens, qui donnent l'assaut. Après neuf heures de combat le village est pris et les indigènes massacrés. Pour tout trésor les Espagnols trouvent des plaques d'argent et de cuivre. Éprouvés et déçus, les conquistadores séjournent quelques temps dans les ruines de Mauvila. Il y a plusieurs malades : la dysenterie sévit. De Soto décide de relancer l'expédition et de partir sous le soleil d'été. La chaleur est atroce. Les Indiens Choctaws, qui ne veulent pas de blancs sur leur territoire, défient les Espagnols constamment. L'hiver venant, les Européens établissent leurs quartiers près de l'actuel Tupelo (Mississippi). Un fortin est construit qui abritera la troupe pendant toute la mauvaise saison. Les hommes sont à bout de force. Au printemps, le fort est attaqué par les Indiens : les Choctaws tirent des flèches enflammées qui s'abattent sur les bâtiments. Dans un brasier épouvantable les combats durent plus de vingt-quatre heures. Les Espagnols perdent 50 hommes, et ne peuvent rester sur place. Ils reprennent leur marche et livrent plusieurs batailles à découvert. Suivant la trace de leurs agresseurs ils pillent leurs villages et les ravagent : des morts et des morts jonchent le chemin des cités d'or.
En, mai 1541, l'expédition atteint les rives d'un fleuve immense que les indigènes appellent : Mis-Sipi. Pour De Soto c'est le fleuve de la victoire, car au-delà s'étend l'Eldorado : le Pays de l'Or. Pendant trente jours les conquistadores construisent quatre radeaux géants pour traverser l'étendue d'eau. Une fois sur les terres de l'actuel Arkansas, l'expédition continue de plus belle sur des terres ingrates. Il n'y a qu'un leitmotiv : marcher et se battre contre les Indiens, se battre contre les Indiens et marcher. De nouveaux villages sont mis à sac, mais les Cités d'Or semblent plus lointaines que jamais. De Soto tombe malade. lLa troupe repart alors vers le grand fleuve, plein sud, et y construit un fortin pour y passer l'hiver. Ortiz, à bout de force, meure. La troupe est décimée par les fièvres tropicales. Les moustiques et les serpents sont le lot quotidien des Espagnols. En mars 1542, les Espagnols reprennent leur marche et font une nouvelle halte : un nouveau fortin est dressé au bord de la rivière Ouachita. Depuis le départ de la baie de Tampa, en mars 1540, 250 soldats sont morts. Le 21 mai 1542, Hernando De Soto meure atteint par les fièvres. Son cercueil est immergé dans le fleuve Mississippi. Les 320 Espagnols encore en vie se remettent en marche et finalement atteignent l'embouchure du fleuve, et le golfe du Mexique. Fin de l'aventure pour eux qui retournent à la baie de Tampa, mais début de la conquête du sud de l'Amérique du Nord. Quand à l'Eldorado d'autres Espagnols vont se mettre à sa recherche comme Gonzalo Pizarro, le frère de Francisco, et le capitan Orellano, aidés dans leur quête par Don Agire : « la colère de dieu ». Partis du Pérou et des Andes ils descendront le fleuve Amazone à la recherche de Cibola.
La Californie Espagnole :
Après la conquête du Mexique par Cortes, les conquistadores portèrent leur regard vers des terres encore vierges. Ainsi en 1602 , le comte de Monterrey charge t-il le capitaine Don Sébastian Vizcaino d'explorer le nord du Mexique et ses rivages du Pacifique. La troupe entame son périple en partant d'Acapulco. A bord de navires les Espagnols remontent les terres le long des côtes. Des moines, dont le frère Antonymie De La Ascension, recueillent avec exactitude le détail des côtes jusqu'au Cap de Mondocino où l'expédition prit fin, l'équipage étant atteinte du sorbut.
En 1615, une nouvelle expédition sous les ordres de Don Thomas De Cordona reprend la conquête là où celle de Vizcaino s'était arrêtée. Depuis la côte les Espagnols s'engagent dans les terres afin de revenir à Mejico ( Mexico). Ils ouvrent de nouvelles routes mais en moins d'un an toute la troupe est décimée par les attaques des Indiens qui harcellent les Européens lors de la traversée des déserts.
En 1697, dans la baie de Mondocino, un petit groupe de jésuites fonde la Mission de Notre Dame De Loreto. Parmi eux se trouvent les pères Salvatierra, Ugarte et Eusebio Kino. Ce dernier démontrera que la Californie n'est pas une île. A partir de ce lieu la vraie colonisation va commencer. Le capitaine des Dragons Don Gaspar De Portola est investi de tous les pouvoirs pour conquérir les terres jusqu'au ° 47 de latitude, afin de contrecarrer les aspirations des autres puissances européennes sur la région.
Une avant-garde sous les ordres du capitaine Moncada quitte Notre Dame De Loreto, transformée en fort, le 24 mars 1729. Elle est suivit par l'armée, 219 hommes et 127 chevaux, de Portola le 14 mai. Des moines suivent les soldats pour évangéliser ces contrées païennes, sous la conduite du frère Junipero Serra. Ce même jour, la troupe du capitaine Ribera arrive dans une baie de la côte pacifique qui est nommée : San Diego. L'expédition avait été pénible et sur 70 hommes Ribera n'en conserva que 31. Les autres étant morts du scorbut.
Le 29 juin 1769, la troupe commandée par Portola arrive à son tour à San Diego. Pour continuer l'expédition des renforts, 46 hommes, sous les ordres du capitaine Vila, arrivent de la ville de Vélicata avec des provisions. Le 14 juillet 1769, les Espagnols repartent en direction du nord, vers l'inconnu. Très rapidement le voyage se révèle pénible : la chaleur, les moustiques, le scorbut et les Indiens hostiles déciment les soldats. Épuisés les Espagnols prennent la direction de la mer : ils furent les premiers blancs à contempler les anses de Monterrey et de San Francisco. Là où seraient des ports et des villes ils laissent des croix relatant leur périple, puis repartent pour la baie de San Diego. Pendant ce temps à San Diego de nouveaux renforts sont arrivés. Un fort est aménagé pour faire face aux incessantes attaques des Indiens. Les batailles sont quotidiennes. Quand Portola arrive à San Diego avec ses hommes le fort est dans un état de ruines : seuls 6 hommes sur les 100 qu'il comptait tiennent encore la place. Les Espagnols se retranchent alors pour faire face aux nouveaux assauts des indigènes. Tout espoir semble perdu pour eux jusqu'à l'arrivée d'un bateau apportant des vivres, des munitions et des soldats. La région est officiellement nommée Mary Tierra le 3 juin 1770, lors d'une messe que clôture un Te Deum. |
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| Sujet: Histoire XI. Dim 30 Sep - 16:48 | |
| La chasse aux Sorcières :
On a souvent tendance à croire que les chasses aux sorcières ont eu lieu au Moyen-Âge et à fortiori en Espagne. Le vieux mythe de l’inquisition faisant son œuvre et la fantasmagorie populaire faisant le reste, l’illusion d’avoir vu des bûchers fleurirent un peu partout est née.
A partir de 1492, la reconquête de l'Espagne contre les arabes est finie. Le clergé espagnol va tout naturellement chercher des noises aux civils musulmans et juifs résidant dans la péninsule ibérique. Tout ce qui n’est pas considéré comme chrétien sera détruit. Jusqu’au milieu du 17° siècle il y aura des pogromes. Cependant, l’inquisition en elle même fut créée en 1231 pour lutter contre l’influence des sectes qui sévissaient dans l’Europe depuis 1150. Elle lutta donc contre les païens et les hérétiques en Espagne, en France, en Italie et dans le Saint-Empire. Elle servit aussi de police secrète pour les Papes et les différents rois d’Espagne afin de les renseigner sur tel ou tel complot de la part des nobles. Mais pas de chasse aux sorcières généralisée à son activité. Au Moyen-Âge les esprits de la forêt avaient encore libre cour.
Pour trouver des traces de chasses aux sorcières il faut se reporter à l’époque des guerres de religions à partir de 1520. Les lieux concernés sont les régions où se déroulent les combats entre pays catholiques et protestants : Pays-Bas Espagnol, Alsace, Rhénanie, Franconie, Bourgogne, Lorraine, Wurtemberg, et Palatinat. Les guerres entre catholiques, puritains protestants, baptistes, illuministes, melchioristes et mennonites furent le creuset de crimes atroces commis au nom de la foi et de ses différentes façons de prier dieu. Pour peu que vous soyez d’une confession autre que celle de vos agresseurs et que vous refusiez d’adjurer votre foi, vous étiez considéré comme sorcière ou sorcier habité par le démon. Vos agresseurs se transformaient alors en bourreaux. Une mauvaise façon de prier dieu sous entendait que vous subissiez une mauvaise influence. Une influence erronée, amenant à acquérir des « dons » particuliers, qui ne pouvait être que dictée par le diable. Il fut décrété que seules les femmes en premières succombait à la tentation du diable, comme dans la bible, et que par la suite elles pouvaient transmettre leurs « pouvoirs diaboliques » à des hommes. Car que recherchaient les femmes avides de tentations si ce n’est le pouvoir. Obtenant de plus en plus de responsabilité dû à l’absence des hommes partis à la guerre, elles allaient bientôt obtenir légalement le pouvoir, ce qui fut une aberration pour des femelles imbéciles qui auraient remis en question l’autorité masculine. (Imbécile : qui ne possède pas de sexe érectile). Il était donc dévolu aux hommes encore en place dans les institutions laïques de les remettre dans leurs foyers, à leur place. Chacun à sa place, et celle des femmes n'était certainement pas à la tête de l'état pour les politiques d'alors. Il est d'ailleurs étonnant de constater que c'est dans les régions où la « chasse aux sorcières » fut organisée par des laïques qu'il y eut le plus de procès. Si l'on compare cela avec le Pays Basque, où ce sont des hommes d'église qui ont menés des enquêtes, il est remarquable de constater qu'il n'y eut pas d'individu inquiété par de quelconques spéculations satanistes. N'y avait il pas de sorcière dans le sud-ouest ? Mais, même si elles restaient dans leurs masures à élever leur progéniture, les femmes devaient toujours être tenues à l'oeil car il va sans dire que c’est parce qu’il leurs manquaient un sexe qui puisse se dresser que les « sorcières » avaient comme outil privilégier un balai, toujours à portée de main. Et comme chaque femme avait un balai dans sa maison, toutes étaient donc suspectes et enclin au péché. Un bon rappel à l'ordre établi, depuis que Eve avait croqué la pomme.
D’autres événements vont perturber les régions déjà meurtries par la guerre et donner lieu à des chasses aux adorateurs de Sulfure pour peu que leurs idéaux aient été différents des dessins politiques des forces victorieuses :
- le soulèvement des chevaliers en 1522-1523 dans le Saint-Empire - la guerre des paysans en 1525 en Allemagne - les guerres larvées entre factions protestantes rivales entre 1525 et 1529 - la contre-réforme catholique dès 1530 en Europe - la constitution de la ligue protestante de Smalkalde en 1531 - la guerre de 30 ans dans l'ensemble de l'Europe
Il y aura une accalmie en1555 avec la paix religieuse d’Augsbourg. Au total on dénombre 400 bûchers pour sorcellerie au 16° siècle dans le nord de l'Europe. Dans la chasse aux suppôts de Satan les hommes et les femmes étaient sur un pied d’égalité, bien qu’une fois arrêtés les hommes étaient plus facilement pendus ou passés par les armes que leurs sœurs de sabbat. Les femmes compromises pour sorcellerie étaient le plus souvent violées (nous étions en temps de guerre) pour ensuite être soumises à des tortures visant à les humilier et à marquer les esprits des autres femmes. L'exclusion des femmes du pouvoir politique, et culturel, si il fut sous-jasent sous l'ancien régime, le devint officiellement sous l'empire et la révolution n'y changea rien. Dans le code Napoléon (1802) la femme est mise sous tutelle de son mari, car jugée officiellement irresponsable de ses actes. Cet état de fait resta en vigueur jusqu'en 1945 pour la France, et est toujours de rigueur dans une bonne partie du monde.
Les tortures pour sorcellerie les suivantes étaient appliquées : oreilles coupées, tympans percés, langues transpercées, coupées et arrachées, nez coupé, dents arrachées, membres broyés, plaies emplies de liquides brûlants, cerveau mis à nu, mains brûlées, coupées, ongles arrachés, peau mise en lambeaux, yeux arrachés ou crevés. Les hommes pouvaient être castrés et on leurs proposaient des « mises en demeure » dans des sarcophages appelés « Vierges de Fer » où des pics perçaient yeux, nez, bouche, sexe.... mais sans toucher aux organes vitaux, d'où une lente agonie. Les actes de sévices sur les femmes prenaient souvent comme point de chute leur appareil génital. Ainsi, se retrouvaient elles dans des positions d'écartements extrêmes où leurs bourreaux enfonçaient un tas de choses abominables dans leur intimité, mais sans les faire saigner, d'où la preuve de leur satanisme. Elles pouvaient aussi être plongées dans l'eau d'une rivière. Si elle remontait, même lestée, c'est qu'elle était sorcière. Si elle ne remontait pas c'est qu'elle était innocente, mais morte.
Au final cela se terminait souvent par un bûcher où les pauvresses et leurs compagnons, plus morts que vifs, étaient brûlés pour marquer les esprit. Durant l'épidémie de peste à Toulouse au 16° siècle une personne par jour était mise à mort pour pacte avec le diable. Le diable qui contaminait la ville. C'est à cette époque que Michel de Notre-Dame, juif de naissance, devint chrétien, pour échapper à toute poursuite concernant sa foi.
En Angleterre, il faut attendre 1645 et l'ère de Cromwell, avec l'avènement des puritains protestants, pour que des chasses aux sorcières aient lieu. Il ne faisait pas bon être catholique.
En France, au 17° siècle, des villages entiers finirent par ne plus avoir une femme : tout le monde dénonçant tout le monde d'actes de sorcellerie. Bien avant, Les pseudo-procès des templiers et de Jeanne d'Arc furent plus des actes politiques qu'autre chose. Il y eut aussi le grand guignol des soeurs de Louvin « envoûtées » par la séduction diabolique d'un prêtre. Cela devint tellement absurde au fil des années que la « chasse aux sorcière » pris fin d'elle même, comme pour la communauté de Salem en Amérique, où les propres femmes des juges furent finalement inculpées de sabbats. Il est évident que quand le soi-disant satanisme commença à toucher les élites cela devint dérangeant.
En ce qui concerne la Sainte-Vehme en Allemagne que l'on associe à tord à la chasse aux sorcières, ce fut plus une organisation de chevalerie secrète qui à la fin du moyen-âge traquait les bandits de grands chemins pour assurer la protection des paysans.
Au final sur l'ensemble de l'Europe il y eut entre 80 000 et 100 000 mises à mort pour sorcellerie.
Pour terminer je dirais qu'un tas de gens bien pensant ont pu, sous couvert de la morale et de la vertu, accomplir des actes de sauvagerie gratuits pour préserver leur foi, leur droit, leur pouvoir, et aussi pour leur plus grand plaisir sadique. Des gens comme vous et moi, qui sûrs de leur bon droit, firent le malheur d'autrui. |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: Histoire XII. Dim 30 Sep - 16:49 | |
| La Croisade des Gueux :
En avril 1096, sans attendre « l’armée régulière » conduite par les chevaliers, des bandes immenses de paysans et de pauvres gens gagnés par la fois s’ébranlèrent de tous les côtés de l’Europe Occidentale pour se ruer à l’assaut de l’Orient en longeant le Danube.
20 000 personnes composaient ces troupes disparates qui répondaient à l’appel d’Urbain II pour la reconquête des Lieux Saints. L’idée s’était répandue qu’une expédition contre les Turcs laverait les pêchers des chrétiens. Les pauvres enflammés d’un zèle saint, et las d’une vie de misère et des famines, rêvèrent tous d’indépendance loin de la vieille Europe. Tous étaient là : serfs fuyant la servitude, moines sans prétention, chevaliers sans fortune, pauvres paysans. Ils avaient suivi Pierre l’Ermite, qui plus que le Pape, avait sillonné les terres franques les plus reculées pour y porter les paroles du Saint-Père et appeler à la croisade les miséreux. Ainsi, un immense flot humain convergeait vers la Judée.
Sous la conduite de Gautier Sans Avoir (un chevalier provençal sans terre : Gualtiero), la horde traversa la Hongrie, puis la Bulgarie qu’elle pilla pour se nourrir. Las du tumulte et des razzias les Bulgares (bougre : brutaux) tendirent des embuscades aux pèlerins.
Arrivés devant Constantinople, les croisés Francs durent encore se battre contre d’autres bandes de croisés : Teutons, Italiens, Gascons et Provençaux. Tous ces pouilleux qui rêvaient d’en découdre avec les Sarasins convoitaient les maigres richesses de leurs voisins. Ainsi, dans la capitale de l’Empire Romain d’Orient les gueux se livrèrent ils à des excès en tous genres se comportant sans gène et en terre conquise : ils firent rôtir le lion apprivoisé de l’Empereur Alexis Comnène. Les Byzantins cherchèrent à se défaire au plus vite de leurs turbulents « alliers ». Ils mirent à leur disposition des bateaux pour que les croisés rallient le Bosphore rapidement. 10 000 personnes furent ainsi transportées. En Asie mineure les croisés s’enfoncèrent sur des terres arides. Ils connurent la faim, la soif et l’épuisement et se livrèrent à des actes de sauvagerie à l’encontre des indigènes chrétiens ou musulmans.
La riposte des Turcs fut sévère. Leurs troupes de cavaliers se mirent à chasser les croisés égarés comme des bêtes. De leurs ossements ils firent une immense pyramide. Le 21 octobre 1096 l’Armée Populaire d’Occident fut anéantie au cours d’une bataille sanglante. Seule une poignée d’hommes subsista pour combattre aux côtés de l’armée des chevaliers du Duc Godefroy de Bouillon, et prendre d’assaut la ville sainte de Jérusalem les 14 et 15 juillet 1099. Ils participèrent au plus affreux massacre et carnage de l’époque qui dura huit jours où hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, nul n’échappa à la fureur des croisés. Pierre l’Ermite, qui avait survécu à l’aventure, devint le nouveau patriarche de la ville et succéda à Siméon. |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: HIstoire XIII. Dim 30 Sep - 16:50 | |
| Les Ordres Religieux et Militaires :
Les Templiers :
A différents moments de son histoire l'Occident a vu se développer des bandes, des groupes de mercenaires armés ou des ordres de chevalerie. Loin d'être romantiques la violence armée et chevaleresque s'imposait à tous : clercs, paysans, femmes et enfants subissaient la furie des Gens d'Armes et les massacres faisaient nombre d'orphelins dans une Europe en guerre perpétuelle. Il devenait donc urgent de contrer cette barbarie des âges sombres, et d'imposer La Trêve de Dieu.
Lorsqu'en 1095 à Clermont le Pape invite les chevaliers Francs à délivrer Jérusalem, dans son esprit la croisade, au-delà de délivrer les Lieux Saints, prolonge les mouvements de paix du moment tout en débarrassant l'Europe de ses guerriers sans foi ni loi les plus indisciplinés. De plus la croisade contre les musulmans offre aux Gens d'Armes qui perdaient leur âmes en tuant des chrétiens une voie de salut compatible avec son état : Faire la guerre avec la bénédiction de l'église et trouver fortune.
Durant la croisade et la prise de Jérusalem en 1099, certains chevaliers prirent très au sérieux leur mission de chrétien en Orient. Ils voulurent combattre les Arabes tout en suivant une voie de droiture et de pureté fixée par une règle religieuse. Ils choisirent celle de Cîteaux en Bourgogne fondée en 1098 par Robert De Molesme.
Ainsi en 1120, Hugues dePaynes, un chevalier champenois établi en Terre Sainte, décide avec ses compagnons de fonder une milice armée pour protéger et guider les pèlerins chrétiens le long des routes conduisant aux lieux de culte. En 1129, au concile de Troyes, en France, la règle de vie de cette troupe de chevaliers est validée comme étant un ordre de chevalerie, et confirmée comme un nouvel ordre religieux. Donc un ordre militaire et religieux. Ces chevaliers qui prennent le nom de : « Pauvres Chevaliers Du Christ Du Temple De Salomon », seront connus sous le nom des Templiers.
Placés sous la tutelle des chanoines du Saint-Sépulcre de Jérusalem, les Templiers s'émancipent rapidement de l'emprise du Patriarche de la Cité Sainte. Le Temple se constitue alors sur l'ensemble du monde Franc comme un réseau de fermes, de châteaux que l'on appelle des Commanderies, d'où sont tirés des revenus qui alimentent une trésorerie destinée à la défense du Royaume du Christ. Autour des Commanderies les droits et les donations se multiplient et l'Ordre du Temple s'enrichit pour être partout présent : dans les Royaumes de France, de Bourgogne, dans le Saint-Empire-Romain-Germanique, les Etats-Latins d'Orient à Sidon, Château-Pèlerin, Safed, Beaufort, Tortose, Chastel Blanc, Bagas Gaston, La Roche Guillaume, et dans la péninsule Ibérique à Léon, Monzon, Miravet où les Templiers participent à la Reconquista.
A l'appel de l'évêque Albert de Buxhouden en 1204, les Templiers tournent leur regard vers la Baltique où ils créent l'Ordre des Frères de la Milice de Livonie, communément appelés les Portes-Glaives. L'Ordre a comme ville d'attache Riga. Ainsi, le long de la rivière Duina les croisés envahissent des terres propices à la colonisation, et tuent sans scrupules les populations Slaves païennes qui ne veulent pas se soumettre au clergé et à l'autorité Franque. A partir de 1228, sur le cour de la Vistule, au nord du Royaume de Pologne, les Templiers poursuivent leur « oeuvre évangélique » au plus près de la population Balte des païens Prusses. Les croisés créent alors l'Ordre de Dobin du nom de la forteresse polonaise qui est leur siège. A partir de ce site ils lancent plusieurs expéditions militaires en direction de l'Est.
En 1147, le Roi de Castille, Alphonse VII confit aux Templiers la forteresse de Qal'At Rabah (Calatrava). Cependant en 1158, les chevaliers de l'Ordre de Calatrava s'émancipent de la tutelle templière pour combattre sous leurs propres couleurs. De cet nouvel Ordre religieux et militaire découlent d'autres Ordres Ibériques : Avis (1167), Saint-Jacques (1170), Sainte-Marie (1172), Mont Joie (1175), Alcantara (1183). Ces Ordres, bien que placés sous l'autorité d'un Maître, sont soumis aux Rois Chrétiens d'Espagne qui trouvent en eux un apport militaire non négligeable. Pourtant la multiplicité des Ordres a pour effet de disperser l'argent de la Reconquista, et les Ordres Croisés vivotent plus qu'ils ne prospèrent. Ainsi, l'Ordre de Mont Joie sera absorbé par le Temple toujours présent en Espagne en 1196. A la suite de cela chevaliers Espagnols de Mont Joie, voulant rester attachés à la couronne de Castille, forment l'Ordre de Montfrague. Cet Ordre sera à son tour absorbé par l'Ordre de Calatrava en 1221. |
|  | | Berold

Age : 40 Inscrit le : 29 Sep 2007 Messages : 234 Localisation : Bailly 77
| Sujet: Histoire XIV. Dim 30 Sep - 16:51 | |
| Les Hospitaliers et les nouveaux Ordres Religieux :
En Occident comme en Orient, les Templiers font école. Avant même la première croisade des Italiens, sous la conduite de Gérard de la ville D'Amalfi, avaient fondé à Jérusalem un hôpital près du Saint-Sépulcre pour héberger les pèlerins de tous les pays d'Europe. L'Ordre Hospitalier est reconnu autonome par le Pape Pascal II le 15 février 1113. Pour se protéger les clercs font appel à des chevaliers croisés. L'Ordre se militarise à partir de 1130 et prend le nom des « Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem » sous le monastère de Raymond Du Puy.
Progressivement les Hospitaliers s'implantent partout en Occident : en France, en Bourgogne, dans l'Empire Germanique, en Orient à la forteresse de Berthigibelin, à Arsur, Belvoir, Chastel Rouge, au Krak des Chevaliers, à Margat, et en Espagne à Amposta.
De l'Ordre des Hospitaliers découle rapidement celui de « Saint-Lazare », autonome vers 1200 et spécialisé pour soigner les lépreux. Celui-ci voit son installation favorisé en France par Louis VII à Boigny. L'Ordre des Lépreux n'en reste pas moins militaire et participe aux batailles de la Forbie en 1244, et de Mansourah en 1250 contre les Arabes. Les Ordres du Temple, de l'hôpital, de Saint-Lazare et les Ordres Ibériques ont un recrutement international. Tous les Européens s'y côtoient fraternellement.
Avec la troisième croisade naissent, pour des raisons politiques, des Ordres à caractères national. Cela s'explique par les faits que les monarques veulent avoir sous leur coupe des soldats zélés pour défendre leurs intérêts, et pour des raisons linguistiques : des Frères croisés s'occupaient plus facilement des pèlerins parlant la même langue qu'eux. Ainsi en 1198, Richard Coeur De Lion, Roi d'Angleterre, fonde à Acre (Palestine) un établissement religieux purement Anglais sous la conduite de l'évêque de Winchester : Pierre Des Roches. Peu à peu les chanoines se transforment en militaires (1227-1228) et le Pape Grégoire IX reconnaît la nouvelle institution so |
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